La santé

Afin de réussir notre périple, il est primordial d’aborder la question de la santé avec la plus grande attention.

Avant de partir, nous passons tous les trois un check-up complet chez le médecin et le dentiste. Mieux vaut prévenir que guérir.

Assistance

Nous nous sommes documentés auprès des nombreux sites tourdumondistes et nous avons acheté le Vidal du Voyageur. Mais ça ne suffit pas !

En cas de problème, nous pourrons joindre notre médecin de famille mais aussi Karine et Marc, un couple de médecins spécialistes des maladies tropicales à qui nous avons loué l’appartement pendant cinq mois avant notre départ. Ça arrangeait tout le monde : nous avions besoin d’un hébergement pendant une courte période après la vente de notre maison et eux souhaitaient louer leur appartement pendant leur long séjour en Nouvelle Calédonie.

Sur les trois premiers mois, nous avons fonctionné avec l’assistance MASTERCARD, assez médiocre je dois dire.

Ensuite, nous étions sur le point de prendre AVI International mais en vérifiant, je me suis rendu compte que nous étions couverts par IMA (Inter Mutuelle Assistance) car j’avais gardé une assurance accidents corporels à la MATMUT (ça servait notamment pour l’assurance scolaire pour Clément en maternelle). Du coup, nous sommes assurés pour un an avec IMA, qui s’est montré à la hauteur. Clément a fait une mauvaise chute dans un skate park à Los Angeles et l’hopital où nous sommes allés nous demandait $600 juste pour une consultation, sans radio ! J’ai appelé IMA qui a appelé leur correspondant et on n’a rien payé.

Vaccins

Nous sommes passés par le centre de vaccination du CHU de Nantes

Le calendrier de vaccination doit être établi par un médecin, qui connaît les interactions, délais inter-injections, et les contre-indications.

Les vaccinations nécessaires sont fonction de la façon de voyager (zone rurale / urbaine / séjour prolongé).

Les vaccins :

  1. DT Polio Coqueluche : REPEVAX 1 injection
  2. Hépatite A : 1 injection et rappel à 1 an
  3. Hépatite B : 2 injections en 1 mois et rappel à 6 mois
  4. Fièvre typhoïde : 1 injection
  5. Fièvre jaune : 1 injection
  6. Rage préventive : 3 injections sur 1 mois rappel à 1 an. La rage est fréquente en Asie et spécialement en Inde. La vaccination n’est pas totalement efficace et doit être complétée par un sérum antirabique en cas de morsure.
  7. Méningite à méningocoques A et C
  8. Encéphalite japonaise : en cas d’épidémie. Recommandé pour tout séjour prolongé en zone rurale en Asie du Sud et de l’Est. Se renseigner auprès d’un centre de vaccination fièvre jaune. Possible de se faire vacciner ‘’localement’’ à Hongkong ou Singapour par exemple.
  9. Encéphalite à tique : Pour les grandes randonnées dans les pays d’Europe Centrale et de l‘Est.
  10. Choléra : N’est pas recommandé car moyennement efficace et provoquant des effets secondaires importants.

Trousse à pharmacie

A l’exception de Sandrine qui est migraineuse et qui prend un traitement préventif, nous n’avons pas de médicaments à prendre régulièrement.

En revanche, il est très important d’avoir une trousse à pharmacie complète, rangée dans une boite isotherme (il peut faire 50°C dans un véhicule garé au soleil).

Dans certains pays, il faut être vigilant si on achète un médicament car il existe des contrefaçons qui peuvent être inoffensives ou dangereuses mais qui dans tous les cas ne soigneront pas.

  1. Aspirine / Paracétamol / Ibuprofène mal à la tête, aux dents, fièvre, grippe…
  2. Smecta / Immodium / Ercefuryl / Lactéol fort pour calmer et traiter la turista « normale ». En cas de présence de sang dans les selles, allez consulter un toubib.
  3. Antibiotique large spectre (Genre Clamoxyl) pour infection, abcès, grosse angine.
  4. Décongestionnant nasal pour un peu plus de confort quand on attrape un rhume.
  5. Antihistaminique, (Hydro) cortisone pour les allergies, apaiser les piqûres d’insecte. Attention, la cortisone ne doit se prendre que sur une courte période.
  6. Aspi venin
  7. Anti-inflammatoire en pommade et en suppositoires ou cachets.
  8. Antiseptique externe iodé, bon pour désinfecter les plaies et traiter les mycoses. Il existe des formules iodées en gel, et c’est une bonne idée car si une bouteille d’iode s’éclate dans votre sac, vous allez lancer la mode des vêtements oranges.
  9. Anti-mycosique pour traiter les champignons (principalement sur les pieds en contact avec le sol des douches  »douteuses »)
  10. Collyre  »universel » pour les irritations oculaires (poussières, fumée, soleil…) On en trouve en dosettes individuelles et jetables. Cette présentation est très avantageuse car la durée de conservation des collyres est très faible après ouverture.
  11. Biafine crème miracle pour les coups de soleil et les irritations de la peau.
  12. Ciseaux, gaze, sparadrap, urgopore, steri-strip, pansements, double-peau pour traiter et protéger les plaies, écorchures et autres ampoules…
  13. Thermomètre permet de savoir si on a un problème infectieux, ou si on peut soupçonner une crise de paludisme ou de dengue, youpi !
  14. Répulsif moustique peau avec du DEET à 50% (ou éventuellement 35 35). Attention, tous ne sont pas efficaces (citronelle par exemple). Le DEET est le produit le plus efficace, mais il est déconseillé pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Une alternative efficace à ce jour : MOSIGUARD.
  15. Répulsif vêtements Traiter ses vêtements (longs) au Permethrine permet d’éviter les piqûres de moustique au travers.
  16. Crème solaire
  17. Vitamines si vous pensez avoir une alimentation déséquilibrée pendant longtemps. Insistez sur les fruits et les légumes, frais et secs.

Formation premiers secours

On pourrait croire que c’est gratuit, il n’en est rien. Il faut compter environ 60 €.

Mais cela nous parait indispensable donc nous en effectuerons une chacun.

Sandrine a l’avantage d’avoir travaillé dans le para-médical.

Les précautions à prendre

Malheureusement, il n’y a pas de vaccins pour toutes les maladies.

Paludisme (Malaria), Dengue et Chikungunya

La dengue et chikungunya sont des virus transmis par des piqûres de moustiques de type aedes qui sont plutôt actifs en journée. Il n’y a pas vraiment de traitement pour ces maladies qui donnent en principe des symptômes grippaux (fièvre, courbatures) pendant plusieurs jours voire plusieurs mois pour le chik. Ces épidémies sont de plus en plus fréquentes de par le monde.
Le paludisme est transmis par les moustiques anophèles qui sont actifs la nuit. Les symptômes sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures. Cette affection peut parfois être relativement bénigne mais peut aussi est mortelle en quelques jours dans certains cas : cela dépend en fait de la souche du parasite.

La meilleure protection reste donc de prévenir le risque de piqûres de moustiques :
- Il faut porter des vêtements qui couvrent bras et jambes et qui sont traités au Permethrine,
- Mettre un répulsif efficace sur la peau directement exposée,
- Utiliser un insecticide dans sa chambre (serpentin, diffuseur, aérosol ou autre)
- Dormir sous une moustiquaire imprégnée si possible. Les moustiquaires dans les hôtels sont souvent trouées : un peu de sparadrap est bien utile pour réparer tout ça.
- Dans une certaine mesure, la climatisation apporte elle aussi une certaine protection car les moustiques tropicaux n’aiment pas le froid.

Contrairement à la dengue et au chik, il existe des traitements anti-paludéens préventifs et curatifs. La chimie préventive du genre Nivaquine / Savarine / Malarone / Lariam / Doxycycline peut protéger contre les effets du parasite du palu et atténuer une crise le cas échéant sans éliminer les risques de rechutes éventuelles. La prise de ce traitement préventif entraîne des effets secondaires plus ou moins importants suivant le traitement, les personnes et la durée de prise : nausées, vertiges, troubles visuels ou mentaux, sensibilisation de la peau au soleil, la liste est très longue !!! Tout cela est bien sûr à mettre en regard avec le risque potentiel de la zone traversée.
A noter qu’il existe aussi une classe de médicaments à base d’artémisinine, extraite d’une plante : l’armoise. Non homologués en France, ces médicaments sont disponibles et utilisés à titre expérimental ou à grande échelle dans quelques pays (Chine, Vietnam…).

La prise de ces médicaments accélère la résistance du parasite, rendant de plus en plus difficile tous les traitements préventifs et curatifs. Les zones impaludées sont classées en fonction de la résistance du parasite aux traitements classiques. Il y a les zones I, II et III.

  • #1 écrit par Ecole autour du monde
    about 3 years ago

    On nous a aussi dit, à vérifier, qu’une assurance rapatriement existait dans les contrats habitation, ce qui évitait d’en souscrire un à côté.

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